Comme près de 5 millions de téléspectateurs hier soir, j’ai, moi aussi, regardé le débat sur les primaires socialistes sur France 2. Ma première remarque: je ne me suis pas ennuyé. Et pourtant, que n’ai-je entendu aujourd’hui: c’était c….., on s’est e…… Je ne suis pas d’accord et j’étais même persuadé que France 2 ne prendrait pas un bouillon au niveau de l’audience.
Il y a un intérêt certain des français pour cette primaire avec cette question, qui de mon point de vu, va devenir centrale: existe t-il, à gauche, un candidat suffisamment compétent pour, non seulement pour s’aligner en face de Nicolas Sarkozy mais aussi pour le battre. Je suis convaincu que les français s’interrogent. Beaucoup sentent que le chef de l’Etat n’a pas tenu ses promesses et que, bien des fois, son comportement ne leur a pas plus. Mais ils se disent aussi qu’il est peut-être le seul à avoir l’expérience et le courage de tenir la barre en cette période de forte tempête économique. Hier soir, les français se sont montrés curieux. Curieux de voir qui de Hollande, Aubry, Royal,…avait l’étoffe d’un présidentiable. Il est trop tôt pour savoir si l’émission “des paroles et des actes” a pu répondre à cette question. Le temps viendra ou la paysage s’éclaircira.
La campagne n’a pas encore commencé mais les socialistes ont marqué un point. N’en déplaise à l’UMP, le PS commence à faire la démonstration que cette primaire n’est peut-être pas une “machine à perdre” mais plutôt un bel exemple de démocratie. D’autant plus, que les candidats se sont montrés respectueux les uns des autres et cette attitude de respect mutuel est le signe d’une capacité à gagner et à gouverner ensemble. Nous n’en sommes pas là. Il reste plusieurs étapes qui seront difficiles et les esprits ne sont pas à l’abri d’un échauffement qui pourrait se traduire par des dérapages.

