DSK ne sait plus comment combler le temps et surtout maintenir cette attente des français, traduite par les sondages, avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Sa décision semble prise, il veut y aller, mais comment être sur que sa candidature ne sera pas parasitée par la multiplication des candidats de gauche. L’homme voudrait s’imposer en reprenant à son compte ” la force tranquille” de Mitterrand mais en face Hollande, Aubry, Royal,… ne s’effaceront pas aussi facilement. Certains n’ont rien à perdre comme Hollande qui croit son heure venue ou Royal qui inscrit sa candidature dans un désir de revanche. L’énigme demeure sur la candidature de Martine Aubry. Elle aussi veut y aller et espère que le social l’emportera sur l’économie. C’est à mon sens le pacte qui lie les deux ténors du PS. La crise est le terreau favorable de DSK. Il a fait ses preuves dans ses fonctions de directeur général du FMI mais tout cela manque de social. Un domaine sur lequel Aubry est beaucoup plus crédible. Les français sont-ils prêts à donner les clés de l’Elysée à un homme qui gravite dans les hautes sphères de la finance ? Je l’ignore. Ma certitude en revanche c’est que rien n’est joué. La campagne n’a pas commencée et je rejoins la première secrétaire du PS qui imprime un calendrier et le respecte malgré les pressions des personnalités de son parti et les journalistes qui veulent, comme dans un sorte de fiction, du sang, des larmes, de l’émotion, du suspens,…au contraire des français qui eux souhaitent des idées, des propositions, des solutions et du courage.
Mis en ligne avec WordPress pour BlackBerry
