Je me suis étonné hier en écoutant Jean-Jacques BOURDIN, sur BFM TV. Le journaliste recevait l’ancien Président de la république, auteur du roman “La victoire de la grande armée” chez Plon. Et au détour d’une phrase, voilà que celui-ci reconnait ne pas avoir pris ou eu le temps, de lire le livre de son invité. Voici ses propos: “revenons à cette histoire de la Grande armée…passionnant…enfin, je ne l’ai pas lu. Je suis honnête. Des journalistes auraient affirmé l’avoir lu mais moi je vous le dis, je ne l’ai pas lu…mais je le lirai.”
Jean-Jacques Bourdin a le mérite de l’honnêteté mais alors pourquoi qualifier le livre de “passionnant” quand on ne l’a pas lu. Pourquoi inviter l’ancien président sous le prétexte de la sortie de ce livre alors qu’il apparait très secondaire dans cet interview ou du moins dans l’esprit du journaliste. Naturellement, Bourdin, y revient sans cesse comme pour plaire à son invité mais ce qui l’intéresse c’est la politique, le regard de Valéry Giscard d’Estaing sur les grands dossiers de l’actualité. Il n’y a aucun mal à cela et finalement, est-ce que l’honnêteté ce n’est de dire: votre actualité aujourd’hui c’est la sortie de ce livre “la grande armée”, nous en dirons un mot dans un instant, mais nous avons souhaité vous inviter pour évoquer l’actualité politique…”
