Nous avons assisté la semaine dernière, dans le grand journal de Canal, à une belle prise de bec entre Jean-Jacques Bourdin (RMC) et Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1). Bourdin accuse Elkabbach d’aller se trémousser à l’Elysée et Elkabbach reproche à Bourdin de ne pas y aller pour s’informer. Je n’ai pas d’avis sur ce débat qui à vrai dire me laisse assez indifférent. Les deux hommes ont un différent qui, semble t-il, remonte à quelques temps. A eux de s’expliquer sur la meilleure manière de faire son métier. Pour ma part, il m’arrive de m’agacer quand le premier sort de son champ de réserve, de la neutralité nécessaire et quand le second est un peu trop populiste. Un point de vue qui ne m’empêche pas d’écouter l’un et l’autre et d’apprécier leurs interviews politiques.
Il y avait néanmoins ce soir là, au milieu des deux journalistes, un troisième qui, lui, ne m’a pas laissé du tout indifférent. J’apprécie beaucoup l’intelligence, la rigueur et la pertinence de Nicolas Demorand, présentateur de la matinale de France Inter. Voici un journaliste qui me donne le sentiment de bien faire son travail et qui affirme, et je le crois volontiers, n’avoir “jamais déjeuné avec un politique”. Ses interviews sont efficaces et pugnaces et il n’est jamais désobligeant ou hautain avec ses invités. Il n’y a pas chez Demorand deux sortes d’invités: les puissants et les faibles. Tout le monde est logé à la même enseigne. Le journaliste pose des questions et cherche à obtenir des réponses. Classique mais efficace.
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Bourdin, Elkabbach, Demorand
Edwy Plenel: des propos qui dérangent
J’écoutais ce matin Edwy Plenel qui répondait aux questions des journalistes et auditeurs de France Inter, et je n’ai pu m’empêcher de penser à ce jour où je l’avais moi-même invité dans mon émission sur France 3 Paris-Ile-de-France. Peut-être aurez-vous le temps ou la patience d’écouter les deux interventions de l’ancien directeur de la rédaction du Monde sur Inter et sur France 3. (Lire la suite…)
Frédéric Lefebvre s’en prend à Apathie
Je vous parlais il y a quelques jours du malaise que suscitait Jean-Michel Apathie lorsqu’il endosse son costume de Monsieur la morale (voir article du 5 mars 2009). Je m’interrogeais dans mon article sur la portée de ces propos sans toutefois émettre un jugement radical. D’autres s’en chargent. (Lire la suite…)
