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Humour douteux et doigt d’honneur

Décidément, les ministres se lâchent en ce moment. Après l’épisode, douteux, du ministre de l’intérieur à Seignosse lors des universités d’été. C’est désormais, le Ministre de l’immigration qui se met en scène, et toujours à Seignosse. A croire qu’un micro-climat favorise, en ce lieu, l’excès de zèle.
Dans un reportage diffusé dimanche dans l’émission de Canal + « Dimanche + », Eric Besson a été filmé en train de faire un doigt d’honneur à l’équipe de la chaîne cryptée.
La scène a été tournée alors que le ministre avait rassemblé autour de lui plusieurs jeunes de son mouvement politique « Les Progressistes ».

Interrogé sur le sentiment de ces derniers à propos de l’arrivée dans la majorité de Philippe de Villiers, Eric Besson exprime sa désapprobation : « Ne lui répondez pas », dit-il.

Puis, alors qu’un jeune homme accepte de donner son sentiment, le ministre se penche vers le bas, comme s’il souhaitait sortir du champ de la caméra, et tend le majeur, tout en souriant aux journalistes qui le filment.

Ce geste en dit long sur l’état d’esprit de cet homme politique. Ce geste, après la parole de son collègue sur les arabes, me fait penser à ce proverbe bien connu: « chassez le naturel, il revient au galop. »
Il y a des discours et des comportements que l’on ne doit pas avoir quand on est ministre de la République. Ces personnalités politiques me donnent l’impression de se sentir intouchable et au dessus des autres. Il y a là un comportement méprisant et insolant que je réprouve.
Je le dis donc sans détour, mesdames et messieurs les politiques, montrez-vous à la hauteur des responsabilités que l’on vous confie.

la colère de Luc Besson

Banlieue 13 Ultimatum créé la polémique depuis sa sortie en salles le 18 février dernier. Ce film, qui raconte un embrasement de nos cités, n’est pas diffusé partout, certains distributeurs craignant que des jeunes de banlieues ne se déplacement en salles. Ainsi, UGC a décidé de ne pas programmer le film en banlieue.

« Ce n’est pas un boycott mais un boycott de banlieues, on m’a dit clairement qu’on ne voulait pas de public là » a réaffirmé Luc Besson, producteur du film, ce matin sur Europe 1. « Je suis atterré et choqué qu’on puisse tenir un tel langage en 2009, c’est du racisme et de la discrimination » a-t-il expliqué au micro de Marc-Olivier Fogiel.