Il est des personnalités, qu’elles soient de droite ou de gauche, qui font l’unanimitées. J’en citerai deux, Robert Badinter et Simone Veil, et une troisième qui malheureusement vient de disparaître: Philippe Séguin.
Le Premier Président de la cours des comptes était un grand républicain, amoureux de la France. Un homme de conviction et orateur hors pair. Au lendemain de sa disparition, je note l’unanimité des hommages qui lui sont rendus. Il est toujours de bon ton de saluer un homme ou une femme formidable surtout quand celui-ci ou celle-ci est décédé mais là, force est de constater que cette personnalité fait exception. D’ailleurs, l’un des plus beaux hommages rendus à cet homme intransigeant et exigeant, a été celui du producteur-réalisateur, Serge Moati. Il salue “un ami formidable, drôle dont le plus grand honneur a été d’être reconnu par la nation “. Et ajoutant “La France est passée à côté d’un grand Président”.
Je ne veux pas en rajouter sur cette personnalité que j’appréciais beaucoup mais je me demande s’il reste encore dans notre paysage politique français des hommes de cette envergure. Philippe Séguin était profondément attaché au sens de l’Etat et amoureux de la république. La France ne manque t-elle pas aujourd’hui de voix capables de défendre une idée au delà des appareils ? Comme le disait Martine Aubry: cet homme était un sage dont la voix était une référence et une boussole”.
Depuis sont retrait de la vie politique, sa voix justement nous manquait même si elle revenait épisodiquement avec le rapport sur les comptes publics.
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Philippe Séguin: l’hommage unanime
Quand Frédéric Lefèbvre flingue les médias
C’est un refrain que l’on connait. Chaque fois que ça tangue, c’est la faute aux médias. Frédéric Lefebvre s’est chargé de le dire ce matin sur RTL à propos des “affaires” Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand.
Cette montée au front est sans doute légitime pour tenter de défendre ce qui peut l’être, mais de là à mettre la responsabilité sur les médias, je n’ai pas le sentiment que le porte parole de l’UMP soit le mieux placé pour porter la charge. Les médias ont une responsabilité dans la déformation des faits lorsqu’ils confondent, par exemple, “nomination” et “élection” à propos de l’EPAD. Sans doute aussi, quand ils font l’amalgame entre “pédophilie” et “homosexualité”. Il faut faire le tri dans ce qui est écrit car, à l’heure d’Internet, on peut en effet lire tout et surtout n’importe quoi.
Mais, n’en déplaise à Frédéric Lefebvre, nombre de très bons articles ont été diffusés sur ces deux affaires. Des articles qui ont suscité la colère des défenseurs de Sarkozy et Mitterrand mais qui pointé du doigt des incohérences profondes et de profondes interrogations.
Je retiens deux éléments sur ces deux affaires. Ils sont de mon point de vue l’essentiel de ce qu’il faut retenir:
- S’agissant de Frédéric Mitterrand: la réaction du Ministre de la culture sur l’arrestation de Roman Polanski n’a pas été à la hauteur de sa fonction et de sa nécessité de rester à l’écart d’une affaire de justice. Frédéric Mitterrand a mis des sentiments très personnels dans son intervention qui lui ont valu critiques et suspicion.
- S’agissant de Jean Sarkozy: un jeune élu de 23 ans en France n’a, jusqu’ici, jamais eu l’opportunité de prétendre à des responsabilités aussi importante que la présidence de l’Epad en région parisienne. Oui, Jean Sarkozy est un élu. Oui, il ne sera pas nommé mais élu au mois de décembre. Non, il n’est pas un élu comme les autres. Aussi, je pose à nouveau ma question, déjà posée dans mes articles précédents: combien d’élus de 23 ans peuvent prétendre diriger une grande agglomération, établissement public, …en France. Aucun. Jean Sarkozy est un jeune homme brillant et ambitieux, et cela me plaît, mais d’autres le sont aussi et n’auront jamais cette possibilité de démontrer leur compétence et leur savoir-faire. Pardon, mais ils ne sont pas « fils de ».
Avant d’accuser les medias, Frédéric Lefebvre gagnerait à porter un regard honnête et lucide sur la question. Les medias lui offre chaque jour de belles tribunes dont celle-ci, ce matin sur RTL, pour distribuer les bons et mauvais points.
En ce qui nous concerne, nous les journalistes, il est vrai qu’il est urgent de revenenir aux fondamentaux de notre profession. Se renseigner et vérifier avant d’informer. Confondre nomination et élection est, je le reconnais, assez regrettable. Parler d’un livre “La mauvaise vie”, sans prendre le soin de le lire est aussi assez dévastateur pour renforcer la crédibilité d’une profession malmenée. *
Que chacun en tire donc les leçons. Et, croyez le bien, je ne m’exclue nullement de ce conseil avisé.
Jean Sarkozy s’explique sur France 3 Paris Ile-de-France
Photo France 3
Le jeune conseiller général des Hauts de Seine, Jean Sarkozy, est venu hier soir s’expliquer dans le journal que je présentais, sur sa candidature à la présidence de l’Epad. Accompagné de son épouse et des membres de son “staff”, Jean Sarkozy a réaffirmé son ambition et sa légitimité. Rappelons qu’il est élu démocratiquement et que rien, absolument rien, ne l’empêche de prétendre à cette fonction qui ne sera pas une nomination mais une élection.
Le jeune homme m’est apparu très agréable, très poli et très concentré. Son propos, à l’identique de son père, est très clair et malgré son jeune âge, il est très pro et très bon à l’antenne.
Je reste néanmoins sur ma faim. Jean Sarkozy ne m’a pas convaincu sur sa position privilégiée. Un jeune élu “anonyme” ou qui ne serait pas le “fils de” en France, pourrait-il prétendre à de telles responsabilités ? La réponse de Jean Sarkozy est “oui absolument”", la mienne est “non, impossible”…
Jean Sarkozy ne s’attarde pas sur des exemples, parce que je pense sincèrement qu’il n’y en a pas. Mais je peux me tromper. Aussi, je vous prends à témoin. Connaissez-vous des jeunes élus de 23 ans à la tête de grandes agglomérations, institutions ou même entreprises ?
Dans les coulisses de l’interview présidentielle
Je rejoins l’éditorialiste Alain Duhamel qui, ce matin, n’a pas été tendre avec la “prestation” de David Pujadas et Laurence Ferrari, lors de l’interview hier soir du Président de la République à New-York. (Lire la suite…)
Courtisanerie et allégeance un 14 juillet à l’Elysée
J’ai regardé ce matin la retransmission des cérémonies du 14 juillet sur TF1 et je suis une nouvelle fois frappé par le mélange des genres.
Le journal de mes étudiants est dans la boîte
Voici les premières photos (en attendant la vidéo) de l’enregistrement du journal de mes étudiants de l’Institut Européen du Journalisme à Levallois. Beaucoup de concentration, d’application et désormais d’appréhension avant la debriefing programmé jeudi à 10 heures. Sans dévoiler ma perception de leur travail, je peux d’ores et déjà affirmer que j’ai été agréablement surpris par la qualité de certains reportages et par le professionnalisme de nos deux présentatrices. Elles ont su gérer leur stress devant un public très attentif mais aussi exigeant.






Quand France Télévisions disperse ses moyens
Je vais encore m’attirer les foudres de certains cadres de France télévisions (ceux qui ont le temps de regarder mon blog, les autres ils travaillent) mais comment ne pas revenir sur cette journée d’hier, quand on parle de rationaliser les moyens de notre maison. (Lire la suite…)
Le débat inaudible sur les animaux de cirques
Jusqu’au mois de décembre dernier, je présentais l’émission “ParisClavie” tous les soirs, en direct sur France 3 Paris Ile-de-France. Voici l’émission qui a connu le plus fort buzz sur le net. Cette émission fut un champs de foire, tant le débat était vif entre la présidente de “30 millions d’amis” et le patriarche du cirque Pinder. Nous avions intitulé cette émission: “des cirques sans animaux ?”. J’ai vu le moment où Gilbert Eidelstein perdait son sang froid. Pour ma part, vous allez le constater, j’ai eu beaucoup de difficultés à arbitrer le débat. Chaud.
On Refait Paris: En piste pour des cirques sans animaux

