C’est un vieux serpent de mer qui surgit régulièrement: le projet de fusion des rédactions de France 2 et France 3. Le Président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a beau démentir, il n’est pas parvenu à dissiper l’inquiétude des salariés. Une inquiétude d’autant plus forte, que certains dirigeants, à mots couverts, ne démentiraient pas cette possibilité de rapprocher les deux rédactions. La réflexion a déjà eu lieu et des projets seraient même dans des cartons.
J’ignore, pour ma part, quelle serait la meilleure décision pour France Télévisions mais dans cette période de rapprochement des services,
Je ne trouve pas anormal qu’une réflexion existe sur la fusion des rédactions ou du moins sur un rapprochement. D’autant qu’un seul directeur dirigera prochainement les rédactions de France 2 et France 3.
Je suis étonné que l’on conteste la décision de la direction de privilégier une soirée électorale après l’autre sur la 2 et la 3. France 2 a ouvert le feu un peu avant 20 heures et France 3 a pris le relais après 23 heures. Cette décision ne me choque pas mais j’attends de voir ce qu’il en sera l’année prochaine à l’occasion des élections régionales. Seront-nous capables de privilégier en ouverture de soirée France 3 et son réseau exceptionnel de locales où sera-ce france 2, chaîne premium, qui gardera la main ?
Je ne souhaite pas exposer ici mon sentiment sur ce possible rapprochement entre les 2 chaînes du service public mais je veux affirmer la nécessité de donner une ambition et des perspectives aux journalistes de France télévisions. Il règne actuellement une atmosphère assez lourde dans nos rédactions. Les personnels sont désabusés et parfois triste de ne pas pouvoir travailler dans un climat plus serein, plus stimulant. Il est temps de redonner de l’ambition à nos journaux et si cela doit passer par des réformes en profondeur il faut les faire en tendant l’oreille auprès des salariés.
Depuis l’arrêt de l’émission dont j’avais la charge, je suis revenu au reportage avec un constat sur notre mode de fonctionnement. Souvent, je me suis trouvé en concurrence frontale avec mes confrères de la rédaction nationale qui couvraient le même événement.
Avant de penser aux fusions des rédactions nationales de France 2 et France 3, il me parait urgent de mettre en place une concertation beaucoup plus resserrée entre la rédaction nationale de France 3 Paris Ile-de-France et la rédaction nationale. Il n’est pas cohérent de couvrir à plusieurs journalistes du service public, un même événement.
Loin de moi l’idée de défendre une rationalisation des moyens mais plutôt de permettre à des équipes de travailler ensemble dans un souci de performance et de cohérence à l’antenne. Les doublons entre le journal régional et national sont trop fréquents.
Je reconnais qu’il n’est pas simple d’harmoniser les journaux mais si rapprochement il devait y avoir, je milite pour qu’il concerne les rédactions nationale et Ile-de-France. C’était d’ailleurs le cas avant 1998. Cela nous permettrait de définir ensemble les priorités des deux éditions et surtout éviter de faire la même chose. Il est possible de couvrir le même sujet sans pour autant choisir le même angle.
