La mesure fiscale annoncée hier par François Hollande a semble t-il pris de cours l’UMP et …les socialistes.
François Hollande prévoit de taxer de 75% les patrons qui gagnent plus de 1 million d’euros par an. Cette mesure qualifiée “d’amateurisme” par Nicolas Sarkozy n’a de valeur que symbolique. Elle concernerait environ 2500 personnes en France et ne rapporterait qu’environ 200 millions d’euros dans une France où le dette atteint 90 milliards d’euros. Cette goutte d’eau dans l’océan de la dette ne repose t-elle que sur le symbole ? La réponse est oui. Néanmoins, elle a le mérite d’ouvrir un débat sensible en France sur ceux qui chaque année touche le jackpot. Dans une grande entreprise, une personne rémunérée au SMIC mettra 100 ans pour gagner ce que son PDG perçoit en 1 an. Le PDG français le mieux payé est Jean-Paul Agon, de l’Oréal, avec 10,7 millions d’euros, devant Bernard Arnault, de LVMH, et Carlos Ghosn, patron de l’Alliance Renault-Nissan, qui empochent tous deux 9,7 millions d’euros. la rémunération des grands patrons du cac 40 a augmenté de 34% en 2011.
Alors plutôt que d’entrer dans le débat droite-gauche où les candidats rivalisent d’arguments pour justifier ou condamner une telle mesure, il est urgent d’entendre ces grands patrons. N’ayant pas toutes les ficelles pour comprendre quand on me dit que s’ils sont taxés ils partiront, je ne pas comprends que ces grands patrons se cachent. Qu’ils s’expliquent ! Qu’ils nous disent pourquoi, selon eux, ils méritent ces rémunérations. Ce travail doit être celui des journalistes. Il n’est pas normal que ce débat soit uniquement sur le terrain politique. Ces grands chefs d’entreprises, financiers, actionnaires, sportifs, artistes,… doivent sortir de leur mutisme. Je ne leur demande pas de s’expliquer comme s’ils étaient devant un tribunal mais j’aimerais beaucoup les entendre sur la crise économique et les dégâts qu’elle occasionne sur les petits salaires.
Je ne conteste pas l’idée de pouvoir gagner beaucoup d’argent quand on travaille dur, que l’on prend des risques, que l’on a la responsabilité de centaines de salariés,…mais je crois normal d’ouvrir un débat avec eux. Nous ne les entendons pas et c’est très regrettable.
Pierre Lacombe.






