L’écart semble se creuser entre les deux principaux candidats mais Nicolas Sarkozy et François Hollande tiennent toujours la corde. Il faut néanmoins noter des petits signes intéressants. François Bayrou progresse, il est aujourd’hui à hauteur de Marine Le Pen avec 15% d’intentions de vote. Les deux candidats Modem et FN ne sont plus qu’à 8% de Nicolas Sarkozy.
Alors c’est vrai, ce ne sont que des sondages mais il est bien difficile dans cette campagne de se faire une idée plus précise.
En effet de quels éléments disposons-nous pour savoir qui de ces candidats parviendra au deuxième tour. Je sais bien que beaucoup ont déjà tranché en mettant face à face Sarkozy et Hollande au deuxième tour mais je n’arrive toujours pas à m’en convaincre. J’ai le sentiment que les Français sont en position d’attente. Sans esprit partisan, pour moi Hollande est beaucoup trop haut, Sarkozy est à sa place, Le Pen aussi.
Il reste Bayrou. Soit il s’effondre, soit il trouve la faille pour créer une dynamique autour de ces idées. Le Président du Modem est pour moi l’inconnu de ce premier tour. A 15%, il représente un poids décisif pour le second tour mais je n’ai pas abandonné la possibilité de le voir arriver dans un sprint final au deuxième tour. Cette campagne est fragile et j’ai le sentiment de plus en plus fort que les Français cherchent une autre solution qu’un face à face décidé depuis trop longtemps par les instituts de sondages et les médias.
Cette semaine est importante. Sarkozy devra appuyer fort sur les idées de droite pour rassembler son camp. Il a très largement commencé mais visiblement ce n’est pas suffisamment. Sa priorité est désormais d’assurer sa présence au deuxième tour pour commencer ensuite une nouvelle campagne. Si le président de la république sortant y parvient, les compteurs reviennent à zéro.
En ce qui concerne François Hollande, il va devoir poursuivre sa route sans faire de faux pas. Il est suffisamment intelligent pour veiller à ne pas faire d’erreur. Son problème Son problème c’est qu’il n’incarne pas une politique forte. Je le sens parfois indécis. Je le soupçonne de ne pas toujours trancher pour ne pas déstabiliser son électorat alors que les Français auront nécessairement besoin d’un homme fort pour affronter la crise. Je ne suis pas encore convaincu par sa capacité à taper sur la table et surtout à monter qu’il a une vision et qu’il n’en dérogera pas.
A suivre….





