(Mauvaise) Humeur !

Voici ce qui occupe et préoccupe le petit milieu “médiatico-politique” en ce moment: la petite phrase sur “l’intelligence” du Premier ministre espagnol Zapaterao, le supposé manque d’envergure d’Obama, les excuses Ségolène Royal “au nom de la France” au premier Ministre espagnol, les ministres opportunistes tancés par le Président de la République,…et quand je zappe allègrement sur toutes les chaînes, impossible d’échapper à ce débat.

Nos politiques et nos journalistes se délectent de ces petites phrases. Dans le lot, c’est certain, il y a des politiques et des journalistes honnêtes mais ceux-là, on ne les entend pas, ils n’ont pas un back stage pour accéder régulièrement à la tribune. Et pendant ce temps, des millions de français souffrent et s’inquiètent. “Oui il y a un risque de révolution dans notre pays” affirmait ce week-end Dominique de Villepin. Nous sommes aujourd’hui empêtrés dans une société de communication où la petite phrase d’un jour chasse la suivante.

Je veux retenir de ces derniers jours, cet homme qui témoignait dans le magazine “envoyé spécial”. Il disait à un huissier venu saisir ses biens qu’il n’en pouvait plus: “même mon chien vit mieux que moi”.Le désespoir de cet homme m’a profondément touché mais dans une société comme la nôtre, on me dira, à coup sûr, que je suis trop sensible. Alors, comme toujours, je réponds que j’assume cette sensiblerie. Ces “cardinaux en costumes”, toujours les mêmes d’ailleurs, qui se répandent dans les médias se désintéressent de cette réalité ou pire, ils feignent de s’apitoyer avec de jolis mots qui font de belles phrases sur les plateaux de télévisions, avant d’aller poser leur derrière sur la banquette arrière de leur voiture de fonction et rentrer chez eux dans leur 150m2. Précision utile, ces écrits ne sont pas nourris par la jalousie ou l’amertume. Je fais parti des privilégiés qui ont un travail et un chez soi agréable. Je veux simplement traduire une mauvaise humeur qu’aucune tribune médiatique ne m’accordera, si ce n’est mon petit espace personnel. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. L’essentiel étant de l’assumer.

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