
Le hasard des reportages est parfois surprenant. Ce matin, je suis allé couvrir le championnat de France du sport adapté. Jusqu’ici, j’ignorais ce que cela voulait dire.
La Fédération Française du Sport Adapté compte 40000 licenciés dont certains sont reconnus comme athlète de haut niveau. Ces sportifs sont tous handicapés mentaux ou psychiques. Et certains plus que d’autres. J’ai été émerveillé de voir ces jeunes donner le meilleur d’eux-même pour réaliser une performance. En photo, Emma. Cette jeune championne est incapable de s’assumer seule. Elle partage son temps entre un Institut Médico-Educatif et la maison de ses parents. Les signes de son handicap ne sont pas tout de suite perceptible mais lorsqu’on engage la conversation avec elle, on s’aperçoit très vite qu’elle est très excitée, nerveuse et aussi très susceptible. La pratique d’un sport permet à ces jeunes de canaliser leur énergie mais aussi de se réaliser. Le sport adapté était jusqu’en 2000 une discipline Olympique. Malheureusement, elle a été écartée à cause de l’équipe espagnole qui avait aligné dans ses rangs des non déficients mentaux. Qui plus est des journalistes. Pas très malin. Les sportifs adaptés sont aujourd’hui reconnus comme des athlètes de haut niveau et ils devraient à nouveau revenir au JO, à Londres, en 2012. Ce n’est que justice tant l’engagement et les performances de ces athlètes méritent le respect.
