L'avenir du PS se joue à la Rochelle

En cette rentrée politique, les quadras du Parti Socialiste montrent les dents et commencent à se faire entendre. Dans un Parti qui a tant de mal à laisser émerger les nouvelles générations, c’est presque un exploit.
Mais qu’en sera-t-il ce week-end à l’université d’été à La Rochelle ? Peut-on croire une seule seconde que les éléphants vont baisser la tête et entrer calmement dans les rangs. Je n’en crois rien. Laurent Fabius, DSK, Aubry, Delanoë et même Jospin n’ont pas renoncé à jouer les premiers rôles ou du moins à continuer de tirer les ficelles.
L’heure est pourtant venue d’apaiser les troupes et de dégager un consensus, avant d’amorcer une bataille qui s’annonce rude avec les élections régionales. Aujourd’hui la question d’organiser des primaires semblent être admise par les ténors. Il faut donc répondre à présent une question fondamentale : faut-il acter le principe et la règle des primaires avant les régionales ? Ma réponse est oui. Le PS n’a plus le temps d’attendre s’il veut faire émerger un candidat pour les élections présidentielles.
Reste à savoir qui va voter : les militants du PS ou tous les sympathisants de gauche. Je me prononce pour ma part pour un vote « populaire » de l’ensemble des personnes qui se sentent proches de l’avenir de la gauche en France. En qualité d’observateur, je souhaite une élection présidentielle qui propose à la France deux visions. Laisser le terrain au président de la république, qui n’en doutons pas, sera non seulement candidat mais fédérera également l’ensemble de la droite, dès le premier tour, serait une erreur profonde.
Reste également à savoir si une femme ou un homme de gauche parviendra à se dégager de cette primaire pour battre le fer ensuite avec Nicolas Sarkozy. Nous n’en sommes pas là mais l’idée de donner la parole aux militants et sympathisants est un acte démocratique auquel je souscris pleinement. Je m’appuie en cela sur les élections américaines qui sont parvenus à faire émerger un Barak Obama, totalement inconnu il y a encore 2 ans. Nous critiquons souvent la complexité de ces élections mais il faut bien reconnaître qu’elle donne une chance à tous. Je ne suis pas naïf sur la question de l’argent, des réseaux et du lobbying mais j’aime cette idée que des têtes nouvelles apparaissent. En cela, je suis convaincu qu’avec cette primaire à la française un candidat va apparaître et je suis prêt à parier qu’il créera la surprise. A moins que DSK qui se fait volontairement oublier, strtégie oblige, l’emporte en devanant le candidat naturel du parti comme l’était devenu avant lui François Mitterrand. Que chacun affûte son plan mais que les sympathisants décident en leur âme et conscience.

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