La quête d’Adriana…

news1

Il y avait foule ce matin rue de l’est à Boulogne-Billancourt pour le lancement de la célèbre quête de la Croix Rouge.

images1

Des dizaines de journalistes se sont regroupés, et bousculés, pour obtenir l’image du jour: Adriana Karembeu devant son gâteau d’anniversaire. Cela fait 10 ans que le célèbre mannequin porte les couleurs de l’association. Cette année, le challenge est de taille. Avec la crise, la Croix Rouge doit faire face à une augmentation importante de la précarité. L’an passé, la quête avait permis de recueillir plus de 43 millions d’euros mais cette année la Croix-Rouge doit faire davantage pour répondre aux populations en difficultés.
Difficile de ne pas être sensible à cette communication car elle est originale et très efficace. Néanmoins, je ressens un petit malaise quand je vois qu’aujourd’hui pour réunir des fonds il faut développer des actions massives de com en s’appuyant sur des “people”. Qui aujourd’hui profite le plus de cette action: la Croix Rouge ou Adriana Karembeu. Au risque de choquer quelques âmes sensibles, je crois que le mannequin en est aussi la grande bénéficiaire. Je vous invite à poser la question suivante à vos proches: qu’évoque pour vous Adriana Karembeu ? Pour ma part, c’est la Croix-Rouge. je suis incapable de vous dire si elle défile encore, si elle est comédienne,…Quoiqu’il en soit, Adriana est une femme très sympathique dont je ne doute pas de la sincérité de son action. Mais l’un empêche t-il l’autre ?

Je ne veux pas apparaître ici comme le contestataire qui critique tout. Mais j’ai quand même le sentiment que l’humanitaire est aujourd’hui un bon prétexte pour travailler son image ou pour certains, et ils sont beaucoup plus nombreux, relancer une carrière en berne. Je me suis demandé ce matin ce que faisait là Valérie Bénaïm, Vincent Magdum, Anthony Kavanagh,…et d’autres dont je ne connais que vaguement la tête.
Aujourd’hui, je le constate partout, une association ne peut développer une action sans un un parrain ou une marraine connus. Il faut du “people”. Croyez-moi, je suis assez bien placé pour le savoir. Moi aussi, j’use de ce système pour attirer les dons pour des associations que je défends.

Laissez votre commentaire