
J’écoute régulièrement les interventions du journaliste Jean-Michel Apathie et j’avoue ne plus très bien savoir ce qu’il faut en penser. Je reconnais à ce journaliste de grandes qualités professionnelles comme celle d’interpeller, de pointer du doigt un dysfonctionnement ou de gratter là où ça fait mal, mais, dans le même temps, je supporte de moins en moins ce côté moraliste.
Jean-Michel Apathie me dérange avec cette manière de dire aux autres ce qu’il faut penser. Il donne souvent le sentiment de détenir la vérité et d’avoir reçu la mission de nous ouvrir les yeux, des fois que l’on ne pourrait pas y parvenir seul. Alors, peut-être est-ce là, la vocation des éditorialistes: interpeller, donner à réfléchir, agacer même,…
Je constate que ce journaliste qui bénéficie de belles tribunes dans les médias pour s’exprimer est parfois « border line » et je m’interroge sur la crédibilité d’un journaliste, aussi talentueux soit-il, à avoir un avis sur tout. Il délivre les bons et mauvais points comme s’il était l’arbitre du match. Mais l’est-il vraiment ? Ne sort-il de son champ de compétence quand il sermonne Stéphane Guillon ou quand il se permet de donner des leçons de déontologie à David Pujadas quand il présente son émission « les infiltrés » sur France 2.
Ce qui est vrai c’est que jamais il ne laisse indifférent. Il y a les enthousiastes qui ne tarissent pas d ‘éloge sur ce journaliste qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas et puis il y a ceux qui n’en peuvent plus d’entendre ce prêcheur médiatique. À chacun son avis.
