
Petite promenade nocture la nuit dernière avec les forces de gendarmerie d’Ile-de-France.
Après une interview du général 4 étoiles responsable du Groupement Régional de Gendarmerie, nous nous sommes rendus au péage de Fleury en Bièvres à 60 km de Paris. Cette opération d’envergure avait pour but d’enrayer l’augmentation sensible des cambriolages dans la région.
Près de 400 gendarmes ont été mobilisés et 30 barrages ont été dressés. L’objectif des gendarmes était de “mettre les délinquants en situation d’insécurité”. En clair, leur montrer que la gendarmerie veille et qu’elle est, dans le même temps, capable de mettre en place des filets pour dissuader les auteurs de ces cambriolages. Les gendarmes connaissent le profil de ces délinquants. Ce sont, selon leur propre thermes, des “minorités ethniques non sédentarisés”. Traduction: des gens du voyage, des roms.

Cette opération de grande ampleur ressemble à une manipulation. A quelques jours, des élections européennes vous aurez remarqué que l’insécurité revient en première ligne. Le chef de l’Etat, le Ministre de l’éducation et le Ministre de l’intérieur sont actuellement sur tous les fronts et j’ai parfois l’impression que nous sommes un peu des faire-valoir de cette offensive sur l’insécurité. Chacun sait que le thème est toujours très porteur pour les politiques.
Mais quel comportement adopter dans ce type d’opération ? Ne pas y aller et risquer de passer à côté d’une information importante ? Choisir d’y aller et risquer la manipulation ? J’ai donc décidé de couvrir cet “événement” en relatant les faits et en me concentrant sur les informations essentielles: la mobilisation des gendarmes pour en finir avec les cambriolages et le résultat de cette opération qui s’est soldé par un choux blanc. Les gendarmes ont seulement relevé quelques infractions routières. Les cambrioleurs, eux, étaient en RTT ou occupés ailleurs. Seul gagnant, le gouvernement. Il montre à ces électeurs que la sécurité est aujourd’hui une préoccupation de tous les instants.
