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Il devient urgent de lancer un cri de révolte pour que cette société d’indifférence dans laquelle nous baignons tous, ouvre enfin les yeux sur cette profonde injustice de la faim dans le monde. J’entends déjà des voix s’élever pour dénoncer un discours idéaliste, bien-pensant, naïf,… Je m’en moque. J’ai appris par mon métier à relater des faits et à soulever des questions.
La faim a franchi pour la première fois depuis 1970 le seuil du milliard de personnes touchées (1,02 milliard), soit un sixième de la population mondiale, selon la FAO. Fin 2008, les prix des denrées de base restaient supérieurs de 17 % en termes réels à ceux de 2006. Le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté constamment depuis dix ans. Aucun progrès n’a été effectué pour atteindre les Objectifs du millénaire d’une réduction par deux entre 1990 et 2015. La majeure partie des personnes sous-alimentées vit dans la région Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l’Afrique subsaharienne (265 millions), de l’Amérique latine (53 millions), puis d’une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Dans les pays développés, 15 millions de personnes souffrent de la faim. Seize pays ont été identifiés par la FAO comme particulièrement vulnérables sur le plan économique en raison de crises nationales et régionales : Somalie, Afghanistan, Éthiopie, Irak, Érythrée, Soudan, Haïti, Burundi, République démocratique du Congo, Liberia, Angola, Mongolie, Corée du Nord, Ouganda, Tadjikistan et Géorgie.
La faim dans le monde est devenue une banalité pour beaucoup d’entre nous. Elle peut nous émouvoir une seconde, quelques minutes, mais très vite nous revenons à nos petites préoccupations quotidiennes. Je fais partie de cette catégorie de personne capable de m’insurger et puis d’oublier. Aujourd’hui, je me sens profondément coupable de ne rien faire. Alors, j’ai décidé d’agir et de crier ma révolte pour que nos consciences s’éveillent. Cet article marque le début de mon action à laquelle je veux essayer modestement de fédérer le plus grand nombre. J’en ai assez de voir les politiques dont la grande majorité n’a de cesse de s’occuper de son petit nombril médiatique, de sa carrière,… Comment accepter que le sommet de la FAO à Rome, le G8, le G20 et toutes ces organisations si puissantes ne parviennent à enrayer cette famine. Nous possédons les richesses naturelles et financières pour nourrir tous les habitants de la planète. Pourquoi ne le faisons pas. J’avoue humblement ne pas connaître précisément la réponse à cette question mais aujourd’hui j’ai envie de la chercher et de la trouver.
La société dans laquelle nous vivons me déplait. Ce monde d’égoïsme et d’individualisme me donne parfois la nausée et je veux aujourd’hui participer à le dénoncer. J’attire ici votre attention, si vous vous retrouvez dans ces quelques lignes, alors nous pourrons ensemble tenter quelque chose. Il est plus que temps de bousculer ceux qui nous gouvernent. Il est aussi plus que temps de nous bousculer nous-mêmes et de refuser qu’un enfant en 2009 puisse mourir de faim toutes les 4 secondes dans le monde.
Je vais étudier dans les prochains jours comment nous pouvons ensemble porter ce combat et participer de manière très active à arrêter ce compte à rebours lancinant…1…2…3…4…un enfant vient de mourir de faim…1…2…3…4…un enfant vient de mourir de faim. Merci d’être allé au bout de cette lecture et de réagir.
