Archive for mai, 2010

Une autre action solidaire est possible

Souvenez-vous, il y a quelques semaines, Pierre Berger avait violemment critiqué le Téléthon en dénonçant son omniprésence au mois de décembre à la télévision. Ses critiques portaient essentiellement sur le privilège pour cette association de bénéficier, chaque année, de 24 heures de direct sur France Télévisions. Comme beaucoup, je m’étais insurgé contre ce comportement que je pensais nourri par la jalousie. Depuis, j’ai révisé mon jugement et, sans défendre pour autant Pierre Berger, je lui suis reconnaissant d’avoir ouvert un débat sur les liens entre les actions de solidarité et les médias.

Inutile de le nier, il y a des associations qui bénéficient d’une visibilité exceptionnelle quand d’autre ne parviennent pas à faire connaître leurs actions. Pour autant, celle qui ne parvient pas à faire émerger ses actions est-elle moins importante que celle qui jouit d’une forte médiatisation. La réponse est non. Un enfant atteint du cancer est-il moins important que celui qui souffre d’une dégénérescence musculaire. La réponse est encore non.

Cette hiérarchie médiatique me met mal à l’aise et je crois le temps venu de bousculer l’ordre établi. Aujourd’hui, les donateurs sont désorientés: à qui donner ? Où va l’argent ?… Faut-il faire un geste pour ces millions de personnes qui souffrent de malnutrition et de famine dans le monde ou pour ces centaines de milliers de personnes qui ne parviennent plus à se nourrir correctement en France ? Quelle est l’échelle de valeur ?

Les français font preuve d’une immense générosité pour aider ceux qui en ont besoin. Notre devoir est de clarifier l’action humanitaire autour d’un projet commun qui atténue les différences. Dans un monde plus juste, ne pourrait-on imaginer une force de frappe collective pour enrayer la souffrance et la misère, plutôt que des actions isolées ? Ne pourrait-on imaginer une offensive commune pour montrer et démontrer que l’humanitaire ce n’est pas triste ou déprimant mais au contraire joyeux.
J’appelle à une action solidaire en m’appuyant sur les compétences de tous pour donner à l’humanitaire un visage plein d’espoir et non plus de compassion.

Les associations qui oeuvrent pour le bien des personnes en souffrances doivent aujourd’hui s’unir pour être davantage efficace.

Jean-Pierre et Nathalie Pernaut: l’union sacrée.

Souvent critiqué mais toujours solidement arrimé à son journal de 13 heures, Jean-Pierre Pernaut a donné hier une nouvelle occasion à ses détracteurs de lui balancer quelques nouvelles salves.
Il faut dire que le présentateur du 13 heures de TF1 n’a peur de rien et surtout pas de faire la promo, à une heure de grande écoute, pour sa femme, Nathalie Marquay-Pernaut. L’ex-Miss France 1987 fait aujourd’hui du théâtre et son mari a semble t-il jugé opportun de lui faire un peu de pub avec un reportage consacré à ses personnes qui entament une reconversion. Nous atteignons là les limites d’un genre qui, bien que toléré sur TF1, fait quand même un peu désordre et égratigne une nouvelle fois notre métier de journaliste.
Comment ce présentateur, à qui j’accorde bien volontiers une proximité et une convivialité avec les téléspectateurs dont bon nombre de présentateurs et de présentatrices pourraient s’inspirer, peut-il, sans le moindre complexe, évoquer le parcours théâtral de sa femme ? J’avoue que ce manque de discernement me met mal à l’aise.
Sa femme ne doit pas souffrir de la notoriété médiatique de son mari mais elle ne doit pas non plus en profiter. Jean-Pierre Pernaut perd ses repères et bascule, sans complexe, dans ce que j’ai largement évoqué sur ce blog, le mélange des genres.