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Bourdin, Elkabbach, Demorand

Nous avons assisté la semaine dernière, dans le grand journal de Canal, à une belle prise de bec entre Jean-Jacques Bourdin (RMC) et Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1). Bourdin accuse Elkabbach d’aller se trémousser à l’Elysée et Elkabbach reproche à Bourdin de ne pas y aller pour s’informer. Je n’ai pas d’avis sur ce débat qui à vrai dire me laisse assez indifférent. Les deux hommes ont un différent qui, semble t-il, remonte à quelques temps. A eux de s’expliquer sur la meilleure manière de faire son métier. Pour ma part, il m’arrive de m’agacer quand le premier sort de son champ de réserve, de la neutralité nécessaire et quand le second est un peu trop populiste. Un point de vue qui ne m’empêche pas d’écouter l’un et l’autre et d’apprécier leurs interviews politiques.
Il y avait néanmoins ce soir là, au milieu des deux journalistes, un troisième qui, lui, ne m’a pas laissé du tout indifférent. J’apprécie beaucoup l’intelligence, la rigueur et la pertinence de Nicolas Demorand, présentateur de la matinale de France Inter. Voici un journaliste qui me donne le sentiment de bien faire son travail et qui affirme, et je le crois volontiers, n’avoir “jamais déjeuné avec un politique”. Ses interviews sont efficaces et pugnaces et il n’est jamais désobligeant ou hautain avec ses invités. Il n’y a pas chez Demorand deux sortes d’invités: les puissants et les faibles. Tout le monde est logé à la même enseigne. Le journaliste pose des questions et cherche à obtenir des réponses. Classique mais efficace.

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La belle France vue par Jean-Pierre Pernaut

Il est assez étonnant d’entendre ici ou là, de nombreux téléspectateurs contester durement le contenu de nos journaux. Ils nous reprochent des informations qui chaque soir sont une série de mauvaises. Comment expliquer alors ce paradoxe du journal de 13 heures de TF1 dont beaucoup se moquent, souvent durement, mais qui chaque jour depuis 22 ans réalise des performances d’audience exceptionnelles.
Je ne suis pas fan de ce journal, mais j’aurais mauvaise conscience à dénigrer Jean-Pierre Pernaut car inévitablement je prendrai ces millions de téléspectateurs pour des idiots.
Je me méfis toujours des détracteurs d’un journal qui réalise chaque jour des audiences à faire pâlir la concurrence directe.J’aime à penser que le téléspectateur qui trouve plaisir à regarder des reportages proches de nous n’est pas forcément des ignares. Cette France observée par Jean-Pierre Pernaut et son équipe n’est pas plus bête ou inculte que l’on voudrait bien le dire. D’autant que le téléspectateur a la possibilité de se détourner chaque jour de ce jour pour aller voir ailleurs. Les solutions pour cela sont nombreuses et variées.
Je crois utile de le dire. La France des artisans, des travailleurs, des beaux paysages et des fêtes de villages existe n’en déplaise à ceux qui passent leur temps à dénigrer ce journal. Certes, cette France n’est pas la réalité mais une réalité. C’est, de mon point de vue, la limite de Pernaut. Il s’agit donc d’un parti pris assumé et revendiqué.
Jean-Pierre Pernaut, là aussi, n’en déplaise à ses détracteurs parle aux gens. Il a une proximité avec les téléspectateurs que nombre de présentateurs n’ont plus. Le journaliste ne se sert pas du prompteur et assume de bafouiller ou de se tromper. Ce n’est pas le cas de nombreux présentateurs qui jamais ne se trompent…
Pour ma part, j’apprécie cette proximité affichée même si je regrette parfois, allez soyons clairs, souvent, le manque de profondeur dans le traitement des sujets. Mais un journaliste qui réalise jusqu’à 40% d’audience ne peut en aucun cas être un imbécile ou une sorte de pantin à la solde du pouvoir en place. J’observerai donc avec attention la manière dont il va mener prochainement l’interview du président de la république. Ce nouvel exercice pour lui sera révélateur de ses qualités de journalistes. Des journalistes à qui l’on demande du discernement, des questions pertinentes et une neutralité exemplaire.
Cher Jean-Pierre la barre est placée haut. À vous de la franchir et de faire taire ceux qui qualifient votre journal de populiste.

A propos d’une “Une imprudence vraiment coupable”

Les déclarations, du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, sur Europe 1, à propos de l’enlèvement en Afghanistan des journalistes de France 3, sont inquiétantes. Ce dernier affirmait dimanche que le “scoop ne devait pas être recherché à tout prix”. Claude Guéant venait ainsi relayer la colère de Nicolas Sarkozy, qui a récemment dénoncé à leur propos une “imprudence vraiment coupable”.

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La méthode Peillon condamnée

L’émission “A vous de juger” la semaine dernière sur France 2 m’a laissé un sentiment étrange. Que le Ministre de l’immigration vienne s’expliquer sur l’identité nationale et le débat houleux qu’il suscite ne me dérange pas. Au contraire. Son approche mérite d’être expliqué aux français ce qu’il s’est d’ailleurs efforcé de faire avec ses arguments, que chacun est libre d’apprécier ou de rejeter. Je suis en revanche plus partagé sur l’idée de le mettre face à face avec Marine Le Pen dont chacun connait les thèses sur l’appartenance à un pays et sur l’immigration en général. Ce débat sur l’identité nationale méritait mieux que ce face à face.
Je condamne en revanche le comportement de Vincent Peillon qui a choisi de se désister au dernier moment sans prendre la peine de prévenir au moins quelques heures à l’avance Arlette Chabot. Quand Nathalie Saint Cricq, la rédactrice en chef de m’émission parle de “méthode de voyous”, c’est sans doute un peu fort, mais cela traduit néanmoins sa colère. Je condamne d’autant plus son retrait qu’il le justifie en affirmant qu’il a voulu faire un coup et surtout ne pas laisser à la production de l’émission la possibilité de le remplacer par un autre représentant socialiste. Etrange comportement tout de même du “moi ou personne”.
Enfin, là où j’estime qu’il franchit la ligne jaune c’est lorsqu’il demande la tête de la directrice de l’information de France Télévisions. Les bras m’en tombent.
Je me permets enfin une petite remarque sur l’émission elle même. Elle aurait sans doute gagné à réunir autour de la table des personnalités politiques et des intellectuels plutôt que limiter le débat entre Marine Le Pen et Eric Besson. Ce débat sur l’identité nationale méritait mieux que ce face à face assez improductif.

Les journalistes de France 3 sont vivants

Les journalistes de France 3 enlevés le 30 décembre en Afghanistan “sont en vie”, mais aucune négociation n’a été “véritablement entreprise” avec leurs ravisseurs, a déclaré dimanche le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant.

Interrogé sur le sort des deux journalistes lors du “Grand Rendez-Vous” Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France, il a également reconnu que cet enlèvement avait suscité la colère du président Nicolas Sarkozy qui a dénoncé à leur propos une “imprudence vraiment coupable”.

“C’est vrai que Nicolas Sarkozy, à plusieurs reprises, a dit que cette imprudence était vraiment coupable, parce qu’ils avaient été très clairement mis en garde, il leur avait été très clairement demandé de ne pas s’aventurer ainsi parce qu’il y a des risques”, a répondu Claude Guéant, à qui on demandait si le sort des journalistes avait été évoqué en Conseil des ministres par le chef de l’Etat.

“Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que, quand même, le scoop ne doit pas être recherché à tout prix”, a ajouté le secrétaire général de l’Elysée.

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Ni droite, ni gauche mais alors…

Le baromètre de la confiance politique réalisé par la Sofres pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), Edelman et l’institut Pierre Mendès France, est assez révélateur du manque d’enthousiasme des français pour la politique. Du moins celle que l’on nous propose aujourd’hui. 67 % des Français n’ont confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner le pays.
Seules 14% des personnes interrogées ont “confiance dans la gauche pour gouverner le pays” et 16% “ont confiance dans la droite”. 3% sont sans opinion.
Selon le directeur du Cevipof, Pascal Perrineau, la gauche ne profite pas de son statut d’opposition, la confiance étant même plus forte à droite qu’à gauche.
Ce sondage m’inquiète à quelques mois des élections régionales. Comment va t-il se traduire dans les urnes ?

Philippe Séguin: l’hommage unanime

Il est des personnalités, qu’elles soient de droite ou de gauche, qui font l’unanimitées. J’en citerai deux, Robert Badinter et Simone Veil, et une troisième qui malheureusement vient de disparaître: Philippe Séguin.
Le Premier Président de la cours des comptes était un grand républicain, amoureux de la France. Un homme de conviction et orateur hors pair. Au lendemain de sa disparition, je note l’unanimité des hommages qui lui sont rendus. Il est toujours de bon ton de saluer un homme ou une femme formidable surtout quand celui-ci ou celle-ci est décédé mais là, force est de constater que cette personnalité fait exception. D’ailleurs, l’un des plus beaux hommages rendus à cet homme intransigeant et exigeant, a été celui du producteur-réalisateur, Serge Moati. Il salue “un ami formidable, drôle dont le plus grand honneur a été d’être reconnu par la nation “. Et ajoutant “La France est passée à côté d’un grand Président”.
Je ne veux pas en rajouter sur cette personnalité que j’appréciais beaucoup mais je me demande s’il reste encore dans notre paysage politique français des hommes de cette envergure. Philippe Séguin était profondément attaché au sens de l’Etat et amoureux de la république. La France ne manque t-elle pas aujourd’hui de voix capables de défendre une idée au delà des appareils ? Comme le disait Martine Aubry: cet homme était un sage dont la voix était une référence et une boussole”.
Depuis sont retrait de la vie politique, sa voix justement nous manquait même si elle revenait épisodiquement avec le rapport sur les comptes publics.

Humour douteux et doigt d’honneur

Décidément, les ministres se lâchent en ce moment. Après l’épisode, douteux, du ministre de l’intérieur à Seignosse lors des universités d’été. C’est désormais, le Ministre de l’immigration qui se met en scène, et toujours à Seignosse. A croire qu’un micro-climat favorise, en ce lieu, l’excès de zèle.
Dans un reportage diffusé dimanche dans l’émission de Canal + “Dimanche +”, Eric Besson a été filmé en train de faire un doigt d’honneur à l’équipe de la chaîne cryptée.
La scène a été tournée alors que le ministre avait rassemblé autour de lui plusieurs jeunes de son mouvement politique “Les Progressistes”.

Interrogé sur le sentiment de ces derniers à propos de l’arrivée dans la majorité de Philippe de Villiers, Eric Besson exprime sa désapprobation : “Ne lui répondez pas”, dit-il.

Puis, alors qu’un jeune homme accepte de donner son sentiment, le ministre se penche vers le bas, comme s’il souhaitait sortir du champ de la caméra, et tend le majeur, tout en souriant aux journalistes qui le filment.

Ce geste en dit long sur l’état d’esprit de cet homme politique. Ce geste, après la parole de son collègue sur les arabes, me fait penser à ce proverbe bien connu: “chassez le naturel, il revient au galop.”
Il y a des discours et des comportements que l’on ne doit pas avoir quand on est ministre de la République. Ces personnalités politiques me donnent l’impression de se sentir intouchable et au dessus des autres. Il y a là un comportement méprisant et insolant que je réprouve.
Je le dis donc sans détour, mesdames et messieurs les politiques, montrez-vous à la hauteur des responsabilités que l’on vous confie.


Le Buzz de CANALPLUS.FR : le doigt d’honneur d’Eric Besson
par CANALPLUS

L’info trop conventionnelle

J’avais espérer que l’arrivée d’un nouveau journal (M6) dans le paysage audiovisuel allait apporter un peu de fraîcheur. Il n’en est rien. Lire la suite

Un site de très belle facture pour Ségolène Royal

Vous ne le verrez pas dans son intégralité, car il a été bloqué, mais le nouveau site de Ségolène Royal est en passe de devenir “collector”. J’ai rarement vu, sur la toile, un site aussi médiocre, surtout de la part d’une personnalité politique dont l’ambition est de devir un jour Présidente de la république.
Merci donc à ceux qui m’ont informé. C’e fut une belle expérience virtuelle que de découvrir ce site coloré qui a d’ailleurs suscité un flot de critiques des internautes, et dont l’Express s’est aussi fait l’écho.
Devant ce tollé, l’ex-candidate a immédiatement envoyé son site aux oubliettes et elle devrait revenir avec une nouvelle version, sans doute plus en conformité avec son image de présidentiable.
Le plus grotesque demeure néanmoins la facture: 41 860 euros. Le mouvement Désirs d’Avenir l’a fait parvenir à son mécène Pierre Bergé. Une facture émanant de la société prestataire dirigée par le compagnon de Madame Royal. Je m’interroge sérieusement sur ces capacités à créer des sites. Il faut absolument lui dire que c’est un métier.

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Une visite à 200 000 euros

La visite de Nicolas Sarkozy demain à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif fait grincer les dents des syndicats et du personnel. Lire la suite

“Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode du suicide”

Je reviens sur cette petite phrase qui n’est certes pas passé inaperçue, mais qui démontre assez justement l’écart qui existe entre le sommet et la base de la pyramide, dans le monde du travail. Lire la suite

Informer n’est pas communiquer

Discours policé, langues de bois, communication maîtrisée, parfois verrouillée… Nos personnalités politiques manquent cruellement de naturel et je suis convaincu que cela joue en leur défaveur. Lire la suite

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Dans les coulisses de l’interview présidentielle

Je rejoins l’éditorialiste Alain Duhamel qui, ce matin, n’a pas été tendre avec la “prestation” de David Pujadas et Laurence Ferrari, lors de l’interview hier soir du Président de la République à New-York. Lire la suite

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A propos de l’affaire Polanski

Frédéric Mitterrand, dans un long plaidoyer pour la libération du réalisateur du Pianiste, a notamment déclaré à propos de Roman Polanski que « le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens (…), c’est absolument épouvantable ». Je me demande si pour le Ministre de la culture le viol d’une enfant de 13 ans n’a-t-il “pas vraiment de sens” ? Faut-il comprendre qu’une relation sexuelle entre un adulte et un(e) mineur(e) de moins de quinze ans, qualifiée de crime en France comme aux Etats-Unis, doit être dépénalisée ? ». Ces deux questions ont été posées par l’Association Innocence en danger dans une lettre ouverte adressée à Frédéric Mitterrand.

Je peux comprendre l’amitié que porte le Ministre à son ami cinéaste mais comment admettre de tels propos. Je ne dis pas ici que la justice américaine à tort ou à raison. Je dis simplement qu’un Ministre n’a pas le droit de commenter une action de justice avant son jugement, aussi ancienne et injuste soit elle. Je ne saurais trop conseiller à Frédéric Mitterrand de s’inspirer de sa collègue aux finances, Christine Lagarde qui, à propos du procès Clearstream, a affirmé par deux fois aux journalistes qui l’interviewaient sur canal « je ne commente pas les actions de justice ».

Je condamne les propos de Frédéric Mitterrand mais je serai bien naïf de penser à délivrer les bons d’innocences ou de culpabilités avant même qu’un procès n’est eu lieu. Combien de journalistes oublient chaque jour la présomption d’innocence. Combien de personnes ont été jugées coupables par la seule voix des médias et jamais réhabilitées ensuite parce que l’actualité est ainsi faites que nous passons à autre chose.

Je ne donnerai pas d’exemples provenant de ma rédaction. Mon devoir de réserve me l’interdit mais je pourrais donner une liste d’exemples.

Pour en terminer avec « l’affaire » Romanski, je dirai simplement cette phrase que l’on ne veut plus entendre parce qu’aujourd’hui l’on condamne ou l’on innocente avant de juger : il faut laisser la justice faire son travail.

Des musulmans refusent de jouer contre des gays

Dimanche dernier l’équipe musulmane de Créteil a refusé de jouer contre le Paris Foot Gay sur un terrain de Vincennes. Lire la suite

Philippe LUCAS se verrait bien journaliste

Philippe Lucas, le très médiatique ex-entraineur de Laure Manaudou, se verrait bien journaliste. C’est du moins ce qu’il a confié à des confrères de TV-mag: On est bien payé, on branle rien. Tu poses trois ou quatre questions à la con, et tu balances ton papier. Le rêve!”

Faut-il croire les journalistes ? Aïe, ça fait mal…

Chaque semaine Thomas Hugues pose une question aux internautes. Cette semaine : Faut-il croire les journalistes ? Le verdict est sans appel. Lire la suite

Frédéric Mitterrand ou l’apprentissage de la parole ministérielle

Frédéric Mitterrand vient de vivre une semaine terrible qui s’est soldée par une grande première au journal de 20 heures de TF1. Lire la suite

Le “détachement” peut-il garantir l’indépendance du CSA ?

J’ai beaucoup de respect pour le parcours professionnel de Rachid Arhab et Françoise Laborde qui ont intégré voici plusieurs mois le Conseil supérieur Audiovisuel, mais je ne suis pas très à l’aise quand je regarde de près leur situation professionnelle actuelle. Lire la suite

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Jean Sarkozy/EPAD: comment faire taire les soupçons ?

La future élection de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD suscite actuellement de nombreux commentaires dans les journaux. Il y a ceux qui s’émeuvent de voir que le “fils de” puisse à 23 ans prendre des responsabilités aussi importantes et puis, à l’opposé, ceux qui trouvent le plus normal du monde, que le jeune conseiller général affirme son ambition. Lire la suite

Jean Sarkozy s’explique sur France 3 Paris Ile-de-France

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Interview Jean Sarkozy France3 Epad
par apophis3

Le jeune conseiller général des Hauts de Seine, Jean Sarkozy, est venu hier soir s’expliquer dans le journal que je présentais, sur sa candidature à la présidence de l’Epad. Accompagné de son épouse et des membres de son “staff”, Jean Sarkozy a réaffirmé son ambition et sa légitimité. Rappelons qu’il est élu démocratiquement et que rien, absolument rien, ne l’empêche de prétendre à cette fonction qui ne sera pas une nomination mais une élection.
Le jeune homme m’est apparu très agréable, très poli et très concentré. Son propos, à l’identique de son père, est très clair et malgré son jeune âge, il est très pro et très bon à l’antenne.
Je reste néanmoins sur ma faim. Jean Sarkozy ne m’a pas convaincu sur sa position privilégiée. Un jeune élu “anonyme” ou qui ne serait pas le “fils de” en France, pourrait-il prétendre à de telles responsabilités ? La réponse de Jean Sarkozy est “oui absolument”", la mienne est “non, impossible”…
Jean Sarkozy ne s’attarde pas sur des exemples, parce que je pense sincèrement qu’il n’y en a pas. Mais je peux me tromper. Aussi, je vous prends à témoin. Connaissez-vous des jeunes élus de 23 ans à la tête de grandes agglomérations, institutions ou même entreprises ?

Laurent Bignolas et Albert Dupontel: le clash en direct

J’ai souffert hier en regardant Laurent Bignolas à 18H30. D’autant je prenne l’antenne tout de suite après pour présenter le journal régional. Le présentateur du 19/20 de France 3 était en direct avec l’acteur Albert Dupontel.

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Et si nous nous informions avant d’informer.

Ce matin, je me demandais combien de journalistes qui ont évoqué, parfois avec des mots terribles, l’affaire Frédéric Mitterrand, avait pris le soin de lire son livre “La mauvaise vie” ?
Certains l’ont fait mais ils sont une minorité. La presse est ainsi devenue qu’aujourd’hui, il n’est plus besoin de lire un livre ou de voir un spectacle pour en parler. L’exemple de Laurent Bignolas est assez éclairant en ce domaine. Encore une fois, je n’incrimine pas mon confrère pour qui j’ai beaucoup d’estime. Mais ce qui s’est passé ce soir là (lire article: “Laurent Bignolas et Albert Dupontel: le clash en direct) est significatif de l’appauvrissement de notre profession.
Les événements vont aujourd’hui si vite que plus personne ne prend la peine de se documenter pour informer. C’est une triste réalité que je constate tous les jours dans la pratique de mon métier. Où est passé le temps où les journalistes réunissait s’informait avant d’informer ? Combien de journalistes ont pris la défense ou ont, au contraire, descendus en flèche le Ministre de la culture sur la base de rumeurs, de propos non vérifiés, d’allégations ou de perceptions lointaines. Quand la machine médiatique se met en marche, inutile de chercher à l’enrayer, elle écrase tout sur son passage.
Pour étayer cet exemple, je reviens un instant sur l’ambition de Jean Sarkozy dans les Hauts de Seine. Combien de journalistes ont utilisé e mot “nomination” pour évoquer l’arrivée annoncée du “fils de” à la tête de l’Epad, l’Etablissement Public d’aménagement de la Défense . Même le Premier Ministre s’est trompé. C’est vous dire la confusion qui règne. Je le rappelle donc, il s’agit d’une élection.
Avant de se lancer dans des diatribes, il revient à tout journaliste qui se respecte de se renseigner, de se documenter. A la décharge des journalistes, je dois reconnaître que le développement de la concurrence dans les médias oblige à aller toujours plus vite et, incontestablement, toujours plus loin. Au risque naturellement d’effectuer des sorties de route.
Je ne veux pas terminer cet article sans rendre hommage à ces journalistes de l’ombre qui travaillent en conscience, en prenant le temps de vérifier ce qu’ils écrivent. Ils ne sont plus très nombreux mais ils résistent.

Quand Frédéric Lefèbvre flingue les médias

C’est un refrain que l’on connait. Chaque fois que ça tangue, c’est la faute aux médias. Frédéric Lefebvre s’est chargé de le dire ce matin sur RTL à propos des “affaires” Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand.


Frédéric Lefebvre sur RTL (19/10/09)
par rtl-fr

Cette montée au front est sans doute légitime pour tenter de défendre ce qui peut l’être, mais de là à mettre la responsabilité sur les médias, je n’ai pas le sentiment que le porte parole de l’UMP soit le mieux placé pour porter la charge. Les médias ont une responsabilité dans la déformation des faits lorsqu’ils confondent, par exemple, “nomination” et “élection” à propos de l’EPAD. Sans doute aussi, quand ils font l’amalgame entre “pédophilie” et “homosexualité”. Il faut faire le tri dans ce qui est écrit car, à l’heure d’Internet, on peut en effet lire tout et surtout n’importe quoi.
Mais, n’en déplaise à Frédéric Lefebvre, nombre de très bons articles ont été diffusés sur ces deux affaires. Des articles qui ont suscité la colère des défenseurs de Sarkozy et Mitterrand mais qui pointé du doigt des incohérences profondes et de profondes interrogations.
Je retiens deux éléments sur ces deux affaires. Ils sont de mon point de vue l’essentiel de ce qu’il faut retenir:

- S’agissant de Frédéric Mitterrand: la réaction du Ministre de la culture sur l’arrestation de Roman Polanski n’a pas été à la hauteur de sa fonction et de sa nécessité de rester à l’écart d’une affaire de justice. Frédéric Mitterrand a mis des sentiments très personnels dans son intervention qui lui ont valu critiques et suspicion.

- S’agissant de Jean Sarkozy: un jeune élu de 23 ans en France n’a, jusqu’ici, jamais eu l’opportunité de prétendre à des responsabilités aussi importante que la présidence de l’Epad en région parisienne. Oui, Jean Sarkozy est un élu. Oui, il ne sera pas nommé mais élu au mois de décembre. Non, il n’est pas un élu comme les autres. Aussi, je pose à nouveau ma question, déjà posée dans mes articles précédents: combien d’élus de 23 ans peuvent prétendre diriger une grande agglomération, établissement public, …en France. Aucun. Jean Sarkozy est un jeune homme brillant et ambitieux, et cela me plaît, mais d’autres le sont aussi et n’auront jamais cette possibilité de démontrer leur compétence et leur savoir-faire. Pardon, mais ils ne sont pas « fils de ».

Avant d’accuser les medias, Frédéric Lefebvre gagnerait à porter un regard honnête et lucide sur la question. Les medias lui offre chaque jour de belles tribunes dont celle-ci, ce matin sur RTL, pour distribuer les bons et mauvais points.
En ce qui nous concerne, nous les journalistes, il est vrai qu’il est urgent de revenenir aux fondamentaux de notre profession. Se renseigner et vérifier avant d’informer. Confondre nomination et élection est, je le reconnais, assez regrettable. Parler d’un livre “La mauvaise vie”, sans prendre le soin de le lire est aussi assez dévastateur pour renforcer la crédibilité d’une profession malmenée. *
Que chacun en tire donc les leçons. Et, croyez le bien, je ne m’exclue nullement de ce conseil avisé.

“l’interview du fistonné de France 3″…suite

Ce matin, le Canard Enchainé revient sur l’interview de Jean Sarkozy la semaine dernière dans le journal que je présentais sur France 3 Ile-de-France. Je crois utile d’apporter des éclaircissements sur cette interview puisqu’elle semble aiguiser la curiosité de nombres de mes confrères.
Par le passé, nous avons à plusieurs reprises contacté Jean Sarkozy pour l’inviter sur notre plateau. Ces conseillers nous ont fait savoir que ce n’était pas le moment, qu’on verrait plus tard…Jusqu’à la semaine dernière où, à notre grande surprise, l’entourage de Jean Sarkozy a fait savoir qu’il serait très heureux de s’exprimer sur France 3 Ile de France pour s’expliquer sur l’affaire de l’Epad. Il s’est donc invité pour parler clairement et nous avons accepté. Qui aurait refusé de recevoir fils du Président en pleine tempête médiatico-politique sur cette élection de l’Epad ?
Oui, Jean Sarkozy a reçu un accueil particulier. Le directeur adjoint et la rédactrice en chef étaient présents pour l’accueillir. J’ajoute que ce n’est pas tous les jours qu’ils sont là. L’accueil de la secrétaire d’Etat chargée des ainés le lendemain était beaucoup plus discret.
Oui, l’entourage de Jean Sarkozy n’a pas souhaité la présence de France 2. L’interview était accordée à France 3 Ile-de-France seulement. Personnellement, je ne trouve pas cela choquant. Le jeune conseiller général des Hauts de Seine à le droit de répondre de donner la priorité à qui il veut.
En temps normal, l’interview dans le journal dure 3 minutes. La rédactrice en chef a pris la décision de pousser l’interview jusqu’à 7 minutes. De la même manière, à la demande de l’entourage de Jean Sarkozy, deux sujets qui devaient être diffusés durant l’interview ont été diffusés en introduction de l’entretien. Pas de “cassures de rythme” donc mais une interview “sèche” de la 1ère à la 7ème minutes. Pour ma part, j’ai trouvé l’entretien trop long et j’ai regretté que l’on adapte notre journal aux souhaits de Jean Sarkozy.
Voilà en toute sincérité ce qui s’est passé. Doit-on conclure à un traitement de faveur. Ma réponse est oui mais avec des circonstances atténuantes. Il s’agissait d’une interview exclusive et donc une aubaine pour notre chaîne et de plus, c’est humain, le fils du président de la République n’est pas n’importe qui… Le personnage fascine, intrigue et, pour beaucoup, il suscite une certaine admiration. Je le répète c’est humain.
En ce qui me concerne, si j’avais eu la maîtrise du journal, l’entretien aurait duré 5 minutes et selon mes conditions. Celles que nous avions initialement prévues. Je n’aurais pas cédé aux exigences de l’entourage de Jean Sarkozy.

Rien ne saurait être trop beau pour ces gens qui nous gouvernent

En période de crise, l’Etat ne rechigne pas à la dépense. Je vous laisse apprécier une partie, une partie seulement, des dépenses de notre pays lorsqu’il présidait le Conseil de l’Europe.
Selon le rapport de la Cour des Comptes, le coût du dîner des chefs d’Etat qui réunit 200 personnes le 13 juillet au Petit Palais, pourrait avoisiner 62 181 euros pour la restauration (soit 310 euros par invité), auxquels s’ajoutent 1 010 256 euros d’aménagements, soit… 5 367 euros par invité”. En regard, le déjeuner des chefs d’Etat organisé le lendemain dans les jardins de la Résidence Marigny paraîtrait presque modeste : 780 782 euros. “Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record”, conclut la Cour des comptes.

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Quand l’information rime avec communication

C’est une première qu’il convient de mettre en exergue. Les principaux syndicats de journalistes ont adressé hier une lettre ouverte commune au président de la République, Nicolas Sarkozy, où ils font état de la “situation extrêmement préoccupante” du secteur, tant au plan économique que s’agissant des conditions de travail. Selon les syndicats signataires de la lettre, 2300 journalistes “seraient venus gonfler les rangs des chômeurs”: “il n’est pas un jour sans qu’un journal, un hebdomadaire, une radio, une télévision licencie des journalistes en prétextant la crise économique.”
Je ne suis pas convaincu que la solution vienne de Nicolas Sarkozy mais plutôt de la profession elle-même. Il y a remise en question nécessaire que nous ne faisons pas. Au delà des enjeux économiques et des pressions des directions de groupes de presse, il est un fait avéré. Nous avons pris la très mauvaise habitude de nous marquer les uns les autres à la culotte. Le suivisme est devenu la règle et nous retire le recul nécessaire pour aborder une information avec le recul et la sérénité nécessaire. Je suis très inquiet de voir à quel point nous nous déplaçons tels des moutons sur un fait d’actualité qui n’en ai pas toujours un. Nous devons aujourd’hui, plus que jamais, renforcer notre vigilance pour distinguer une information d’une opération de communication. Regardez le suivisme bête et dangereux qui s’est produit sur le démantèlement de la “jungle de Calais” avec cette forêt de caméra pour entourer le Ministre de l’immigration.
Je défends l’idée d’en finir avec le suivisme, le spectaculaire, la communication. C’est sans doute là, le discours d’un idéaliste alors je m’en vais, pour atténuer cette réputation qui me gagne au fil de mes articles, proposer des solutions.
Il est urgent d’ouvrir le débat sur l’avenir de notre profession, en demandant, en effet, à l’Etat de garantir l’indépendance de notre profession. Des mesures sont possibles comme la garantie de pouvoir protéger nos sources ou de veiller à l’indépendance des rédactions. Je ne suis pas fondamentalement hostile à la nomination des dirigeants du service public par l’Etat mais je revendique la mise en place de garde fou pour garantir l’indépendance des journalistes. Il faut y réfléchir d’urgence.
Les autres solutions consistent à donner aux journalistes les moyens d’exercer leur profession. Aujourd’hui, nous réalisons des reportages en un temps record parce qu’il faut toujours aller plus vite sous peine d’être “grillé” par la concurrence. Que cette course effrénée s’engage dans les structures privées, je peux le concevoir, mais de grâce, pas dans le service public dont on attend un minimum de recul et de réflexion. La sanction de l’audience de nos journaux est devenue trop lourde à porter. Car réfléchissons un instant sur cette question: l’information doit-elle faire de l’audience ?
Faire de l’information est devenue un “business”. Si nous continuons à informer, nous ne faisons qu’effleurer. Il n’y a plus d’enquête, de recherche, de vérification,…excepté pour quelques journalistes qui, pour beaucoup, sont marginalisés.
Enfin, il est urgent de fédérer les journalistes autour de valeurs qu’ils ne retrouvent plus forcément dans le syndicalisme. Je milite pour la création d’une organisation neutre et indépendante pour la défense de notre profession. Elle serait dirigée par des journalistes ayant fait preuve tout au long de leur carrière d’une intégrité et d’un professionnalisme irréprochable. L’idée est lancée, il faudrait y réfléchir car je le dis , sans dratatiser, il y a urgence.

Rama à l’insu de son plein-gré

La politique, qui soit dit en passant, n’est pas un métier mais un engagement, me déçoit chaque jour davantage. Un sentiment qui, je le crois, est partagé par des millions de français. Comment en effet comprendre ce qui se passe autour de Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des sports. Cette dernière revendique et défend son fief électoral dans les Hauts-de-Seine et voilà qu’on lui propose de faire ses valises pour aller explorer de nouvelles terres, en l’occurrence, le Val d’Oise. Ces calculs et autres magouilles électorales ont un effet dévastateur sur l’électeur qui doit se demander si l’on ne se moque pas de lui. En réalité, on ne se moque pas de lui, on l’ignore. Cette cuisine électorale démontre bien qu’il ne faut plus parler d’engagement en politique mais de carrière. Les ministres sont dévorés d’ambition et de dévotion pour plaire au chef.
Rama Yade est une victime de ce système. Elle est lâchée par le roi parce qu’elle défend la politique et ses convictions. Elle ne veut pas aller dans le Val d’Oise parce qu’elle est une élue des Hauts-de-Seine mais elle n’aura pas le choix. Elle y va où elle y va. Ce qui parait tomber sous le bon sens, s’identifier à son territoire, est interprété par le chef de l’Etat et ses dévoués comme une traîtrise. Mais dans quel monde vit-on.
Je suis convaincu que les français comprennent Rama Yade et sauront le faire savoir au moment opportun. Cette tambouille politicienne est le degré zéro de l’engagement au service des français.
J’ai pris l’exemple de Rama Yade mais j’aurais pu en prendre d’autres moins récents mais tout aussi significatifs. A droite et à gauche. Pour faire bonne mesure dans cet article, je citerai Vincent Peillon qui fut parachuté loin dans l’Est aux Européennes et Benoit Hamon qui se prend de passion pour les Yvelines.

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L’arroseur arrosé

Invité de l’émission “Ce soir ou jamais” sur France 3 ce mardi soir, l’écrivain et journaliste Eric Zemmour a vivement réagi à l’utilisation de son image dans le dernier film de Patric Jean “La domination masculine”, documentaire sur l’égalité entre hommes et femmes. Selon Eric Zemmour, les propos qu’il tient dans le film sont sortis de leur contexte. Il s’agit d’extraits d’une émission de la télévision suisse dans lesquels le journaliste politique semble justifier la violence masculine.
Eric Zémour qui s’insurge et cri au scandale me laisse songeur. Voilà un homme qui chaque samedi chez Ruquier bénéficie d’une fenêtre exceptionnelle pour distiller son venin et qui ne supporte pas que l’on puisse s’en prendre à sa noble personne. “Je suis sidéré (…) c’est des manœuvres de voyou, des manœuvres de terrorisme médiatique” déclare Eric Zemmour qui insinue vouloir poursuivre en justice le réalisateur du film.
Je me demande combien d’invités de Laurent Ruquier peuvent aujourd’hui tenir ce discours à son encontre. Ils sont nombreux mais eux, n’ont pas nécessairement une fenêtre de tir.
Je suis favorable à la libre expression à la télévision et jamais il ne me viendrait à l’idée, si j’en avais les moyens, de “censurer” Zémmour. Néanmoins, lorsque l’on ouvre la boîte de pandore, il faut en assumer les risques. Quand on tire à vue, avec parfois des arguments bancals, il y a parfois des retours de bâton. Ils peuvent être exagérés ou injustes, comme le sont, parfois, ceux de Zémmour.

Patrick Sébastien entre en politique

Je suis assez partagé sur le projet de Patrick Sébastien qui nourrie l’ambition de créer un mouvement politique pour secouer nos dirigeants. Mon interrogation repose essentiellement sur sa stratégie. S’engage t-il dans un vrai souci de bousculer les politiques ou cherchent-ils une nouvelle tribune pour flatter son égo que l’on dit assez développé ? Je n’aime pas plus que ça l’artiste mais je lui reconnais du talent et de la générosité. On ne peut fédérer autant de personnes le samedi soir sans avoir une once de talent. Ceci étant dit, je reste perplexe sur l’avenir de ce mouvement qui, dans les prochains mois, va être sérieusement bousculé et chahuté. Si les premiers sondages vont dans le bon sens pour l’auteur du petit bonhomme en mousse, les « nettoyeurs » de la politique vont sortir de leur tanière. Lire la suite

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1…2…3…4… Un enfant vient de mourir de faim

Photo Reuters

Photo Reuters

Il devient urgent de lancer un cri de révolte pour que cette société d’indifférence dans laquelle nous baignons tous, ouvre enfin les yeux sur cette profonde injustice de la faim dans le monde. J’entends déjà des voix s’élever pour dénoncer un discours idéaliste, bien-pensant, naïf,… Je m’en moque. J’ai appris par mon métier à relater des faits et à soulever des questions. Lire la suite

La France qui bouge est américaine

Je suis resté interloqué cette semaine devant le petit journal de Yann Barthès qui cette semaine pointait du doigt le clip de l’UMP intitulé “La France change, ma région doit changer”. Ce petit film tourné pour les élections régionales est censé montrer une image idyllique de la France de Nicolas Sarkozy mais, en réalité, c’est un bidonnage et Petit journal a découvert la supercherie. Ces images de familles françaises sont en réalité des familles américaines. Je suis étonné qu’un grand parti politique comme l’UMP en arrive à ce stade de mensonge, de manipulation,…Montrer la France qui change et qui bouge avec des familles américaines, c’est quand même sacrément gonflé. Une nouvelle fois les politiques cèdent à la com et à l’image quitte à prendre les français pour des idiots. Et après, ces mêmes politiques s’étonnent de voir leur image si dégradé. Cessez donc de prendre les français pour des imbéciles.


Pour son clip, l’UMP achète les vidéos d’une agence US
par zap-tele

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63 601 002 habitants en France en 2007

La France comptait officiellement 63 601 002 habitants en 2007, selon les résultats du dernier recensement parus jeudi 31 décembre au Journal officiel. Par rapport au dernier recensement exhaustif de 1999 qui comptabilisait 60 millions de personnes, la population a progressé de 8,33%.
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Le journal officiel publie aussi la population totale des communes françaises, bien supérieure (65 031 022 d’habitants) en raison des personnes ayant deux résidences et ainsi comptées deux fois. Pour que ces personnes ne soient pas comptées deux fois, la population de la France est égale à la somme des populations municipales. Elle s’établit à 61 795 550 habitants en France métropolitaine et 1 805 452 dans les départements d’outre-mer.

La France reste le deuxième pays le plus peuplé de l’Union européenne derrière l’Allemagne (82,2 millions d’habitants au 1er janvier 2008, selon Eurotat) et devant la Grande-Bretagne (61,2 millions), l’Italie (59,6 millions) et l’Espagne (45,2 millions). Mais l’Allemagne affiche un des taux de natalité les plus faibles du monde et sa population a décru de plus de 160 000 habitants au cours de l’année 2008. Sur la même période, la population française gagnait 360 000 habitants, selon eurostat.

Toutes les régions à l’exception de deux (Champagne-Ardennes et la Guadeloupe) voient leur population continuer d’augmenter. Les trois plus peuplées sont l’Ile-de-France (11,74 millions d’habitants en 2007 contre 11,67 en 2006), Rhône-Alpes (6,21 millions contre 6,17 en 2006) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (4,944 millions contre 4,89 en 2006).